Démarche qualité en pharmacie : prévenir les risques

Sommaire

Gérer une pharmacie ne consiste pas uniquement à assurer la délivrance des médicaments. Le pharmacien titulaire doit également veiller à l’organisation de son officine, à la sécurité des pratiques professionnelles et au respect des exigences réglementaires applicables à son activité.

Gestion des rappels de lots, suivi des températures des réfrigérateurs, contrôle des dates de péremption, traçabilité des opérations : ces tâches font partie du fonctionnement quotidien d’une officine. Pourtant, elles ne sont pas toujours encadrées par des procédures suffisamment précises ou régulièrement actualisées.

Cette organisation présente un enjeu juridique. Lors d’une inspection de l’Agence régionale de santé (ARS), l’absence de procédure, un défaut de conservation des médicaments ou une traçabilité insuffisante peuvent révéler des manquements aux obligations professionnelles du pharmacien. Selon leur nature et leur gravité, ces constats sont susceptibles d’entraîner différentes suites administratives ou disciplinaires.

Mettre en place une démarche qualité en pharmacie permet précisément de structurer les pratiques, de répartir les responsabilités et de conserver les éléments permettant de justifier les contrôles réalisés. Il s’agit donc d’un véritable outil de prévention des risques professionnels et juridiques.

Cette question s’inscrit plus largement dans le champ du droit de la santé et de l’accompagnement juridique des professionnels de santé.

Qu’est-ce qu’une démarche qualité en pharmacie ?

Une organisation structurée des pratiques de l’officine

La démarche qualité en pharmacie désigne un ensemble de méthodes destinées à organiser, contrôler et améliorer les pratiques professionnelles au sein de l’officine.

Elle repose notamment sur la formalisation de procédures internes, la définition des responsabilités de chaque membre de l’équipe et le suivi régulier des opérations sensibles. L’objectif est de limiter les risques d’erreur, d’assurer la sécurité des patients et de garantir une organisation cohérente, y compris en cas d’absence du titulaire ou de changement de personnel.

Concrètement, une démarche qualité structurée peut comprendre :

  • Des procédures écrites pour les opérations présentant des enjeux de sécurité sanitaire.
  • Une répartition claire des missions et des responsabilités au sein de l’équipe officinale.
  • Des contrôles réguliers portant sur les médicaments, les stocks et les équipements.
  • Un dispositif de signalement et de traitement des incidents.
  • La conservation des relevés, justificatifs et comptes rendus de contrôle.
  • Une actualisation des procédures lorsque les pratiques ou la réglementation évoluent.

La démarche ne doit pas se limiter à la rédaction de documents. Une procédure n’a d’intérêt que si elle correspond aux pratiques réelles de l’officine, si les collaborateurs la connaissent et si son application peut être vérifiée.

Démarche qualité et obligations réglementaires : quelles différences ?

Il est important de distinguer la démarche volontaire d’amélioration continue des obligations professionnelles et réglementaires qui s’imposent aux pharmaciens.

La Démarche Qualité à l’Officine (DQO), portée notamment par l’Ordre national des pharmaciens, propose un référentiel et des outils destinés à accompagner les officines dans l’amélioration de leurs pratiques. Ce référentiel constitue un outil d’accompagnement. Il ne doit pas être confondu avec un texte réglementaire directement opposable dans son ensemble.

En revanche, les pharmaciens restent tenus de respecter les dispositions du Code de la santé publique, les règles déontologiques et les bonnes pratiques professionnelles applicables à leur exercice. Ces exigences concernent notamment la dispensation, la conservation des médicaments et la sécurité des patients.

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau code de déontologie des pharmaciens en mars 2026, l’article R. 4235-22 du Code de la santé publique rappelle notamment que le pharmacien accomplit ses actes professionnels avec soin et attention, selon les règles de bonnes pratiques et de déontologie. Il assume également la responsabilité des actes qu’il réalise ou dont il assure l’organisation, le contrôle ou la validation.

La démarche qualité constitue donc un moyen pratique de traduire ces exigences dans le fonctionnement quotidien de l’officine, sans que le référentiel volontaire devienne pour autant une obligation réglementaire générale.

Quelles procédures mettre en place dans une pharmacie ?

La gestion des alertes sanitaires et des rappels de lots

La gestion des alertes sanitaires constitue un point de vigilance majeur. Lorsqu’un médicament fait l’objet d’un retrait ou d’un rappel de lot, l’officine doit pouvoir identifier rapidement les produits concernés et organiser les opérations nécessaires.

Une procédure interne peut notamment prévoir :

  • La réception et la consultation régulière des alertes sanitaires.
  • L’identification des spécialités et des numéros de lots concernés.
  • La vérification des stocks et le retrait des produits concernés de la vente.
  • La mise à l’écart des médicaments concernés dans des conditions adaptées.
  • La vérification des éventuelles délivrances déjà réalisées, lorsque cela est nécessaire.
  • La conservation des justificatifs attestant des opérations effectuées.

L’absence d’organisation peut avoir des conséquences concrètes. Dans une décision disciplinaire du 3 mars 2021, la chambre de discipline du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a notamment retenu un manquement à l’encontre d’une pharmacienne qui avait délivré des vaccins après une alerte de retrait de lot, alors qu’aucune procédure de retrait de médicaments n’existait dans son officine.

Cet exemple montre l’intérêt d’une organisation anticipée : la gestion d’une alerte ne doit pas dépendre uniquement de la vigilance individuelle du collaborateur qui reçoit l’information.

Le suivi de la température des réfrigérateurs et la chaîne du froid

La conservation des médicaments thermosensibles nécessite une attention particulière. Un défaut de surveillance des températures peut compromettre les conditions de conservation de certains produits et soulever des difficultés lors d’une inspection.

Une organisation adaptée suppose notamment de prévoir :

  • Un contrôle régulier de la température des enceintes réfrigérées.
  • La conservation des relevés permettant de justifier les contrôles effectués.
  • L’identification des personnes chargées de cette surveillance.
  • Une procédure à suivre en cas de panne, d’alarme ou de dépassement des températures recommandées.
  • L’identification et la mise à l’écart des produits potentiellement concernés.
  • Une évaluation de la situation avant toute décision concernant l’utilisation des médicaments concernés.

La conduite à tenir en cas de rupture de la chaîne du froid doit être connue de l’équipe. Il ne suffit pas de constater un dépassement de température : il faut également pouvoir retracer l’incident, identifier les produits concernés et documenter les mesures prises.

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a d’ailleurs recensé une décision disciplinaire du 28 avril 2023 dans laquelle l’absence de suivi des températures du réfrigérateur contenant des médicaments thermolabiles a été retenue comme un manquement professionnel du pharmacien titulaire.

La gestion des produits périmés et des stocks

La gestion des dates de péremption doit également faire l’objet d’une organisation régulière. Les produits périmés doivent être identifiés et écartés afin d’éviter leur délivrance ou leur utilisation.

Une procédure de gestion des stocks peut prévoir :

  • Des contrôles périodiques des dates de péremption.
  • Une rotation organisée des stocks.
  • Une identification claire des produits arrivant à expiration.
  • La mise à l’écart des produits périmés.
  • Une traçabilité des opérations de retrait et de traitement des produits concernés.

La vigilance concerne également les matières premières utilisées pour les préparations magistrales et officinales. Leur conformité et leurs conditions de conservation doivent être surveillées.

La formalisation des autres procédures essentielles

Au-delà de ces trois domaines, l’organisation qualité d’une pharmacie peut porter sur de nombreuses opérations quotidiennes :

  • La gestion des erreurs de dispensation et des incidents.
  • Le traitement des réclamations des patients.
  • La gestion des stupéfiants et la tenue des registres correspondants.
  • L’entretien des locaux et des équipements.
  • La gestion des délégations et la répartition des responsabilités.
  • La formation et l’information des membres de l’équipe officinale.

Le niveau de formalisation attendu dépend de la nature de l’activité et des obligations applicables. L’enjeu consiste à identifier les procédures réellement nécessaires et à s’assurer qu’elles sont adaptées à la taille et au fonctionnement de l’officine.

Quels sont les risques en cas d’absence de démarche qualité ?

Une inspection de l’ARS susceptible de révéler des manquements

Les agences régionales de santé disposent de pouvoirs d’inspection destinés à contrôler l’application des règles relatives à l’exercice de la pharmacie et aux activités de santé.

Les pharmaciens inspecteurs peuvent notamment examiner :

  • La présence pharmaceutique pendant les heures d’ouverture.
  • Les conditions de dispensation des médicaments.
  • La conservation des produits de santé thermosensibles.
  • Les procédures de retrait et de rappel de lots.
  • La gestion des médicaments stupéfiants.
  • La tenue des registres et ordonnanciers obligatoires.
  • L’organisation générale de l’officine.

La capacité à présenter des procédures cohérentes et des justificatifs constitue alors un élément important. Une officine peut réaliser certains contrôles sans être en mesure d’en apporter la preuve si les relevés sont incomplets ou si les documents ne sont pas conservés de manière organisée.

À l’inverse, une documentation qualité pertinente facilite la compréhension du fonctionnement de l’établissement et permet de retracer les mesures prises lorsqu’un incident survient.

Le risque de procédure disciplinaire contre le pharmacien titulaire

Les manquements relevés lors d’une inspection peuvent, selon leur nature et les circonstances, être portés à la connaissance des autorités compétentes. Certains faits sont susceptibles de donner lieu à une procédure disciplinaire devant les chambres de discipline de l’Ordre des pharmaciens.

La responsabilité du pharmacien titulaire ne se limite pas nécessairement aux actes qu’il réalise personnellement. Elle peut également concerner l’organisation, le contrôle ou la validation des actes professionnels accomplis par les collaborateurs placés sous son autorité.

L’article R. 4235-22 du Code de la santé publique rappelle cette responsabilité organisationnelle. Le pharmacien doit notamment veiller à ce que les personnes auxquelles certaines tâches sont confiées disposent des compétences nécessaires et exercent leurs missions dans des conditions conformes aux exigences professionnelles.

Le Conseil d’État a également illustré ces enjeux dans sa décision du 21 juillet 2025, n° 496297. À la suite d’une inspection, plusieurs dysfonctionnements avaient été constatés dans une officine, notamment en matière de dispensation, de gestion des stupéfiants et de conservation des médicaments thermolabiles. Le Conseil d’État a considéré que ces manquements, appréciés dans leur ensemble, étaient de nature à justifier une sanction disciplinaire.

Cette décision rappelle qu’un défaut d’organisation peut avoir des conséquences qui dépassent le seul fonctionnement interne de la pharmacie.

Quelles sanctions disciplinaires peuvent être prononcées ?

Les sanctions disciplinaires susceptibles d’être prononcées par la chambre de discipline sont prévues à l’article L. 4234-6 du Code de la santé publique.

Ce texte prévoit notamment :

  • L’avertissement.
  • Le blâme avec inscription au dossier.
  • L’interdiction temporaire ou définitive de certaines fournitures aux établissements et personnes publiques mentionnés par le texte.
  • L’interdiction temporaire d’exercer la pharmacie, pour une durée maximale de cinq ans, avec ou sans sursis.
  • L’interdiction définitive d’exercer la pharmacie.

Ces sanctions relèvent de la juridiction disciplinaire de l’Ordre. Elles doivent être distinguées des mesures administratives susceptibles d’être prises à la suite d’une inspection de l’ARS.

Il convient également de rappeler qu’une inspection défavorable ne déclenche pas automatiquement une procédure disciplinaire. Les suites dépendent des faits constatés, de leur qualification et des décisions prises par les autorités compétentes.

Comment préparer son officine à une inspection de l’ARS ?

Vérifier les procédures et les documents disponibles

La préparation d’une inspection commence par une vérification concrète de l’organisation de la pharmacie. Il ne s’agit pas seulement de réunir des documents, mais de vérifier que les procédures décrivent effectivement les pratiques de l’équipe.

Plusieurs points peuvent être examinés :

  • Les principales procédures internes existent-elles et sont-elles accessibles ?
  • Les documents sont-ils régulièrement actualisés ?
  • Les personnes responsables de chaque contrôle sont-elles identifiées ?
  • Les relevés de température sont-ils disponibles et conservés ?
  • Les opérations de retrait de lots peuvent-elles être retracées ?
  • Les produits périmés font-ils l’objet de contrôles réguliers ?
  • Les incidents donnent-ils lieu à une analyse et à des mesures correctives ?
  • Les pratiques quotidiennes correspondent-elles aux procédures écrites ?

Une attention particulière doit être portée à la cohérence de l’ensemble. Une procédure ancienne, jamais communiquée à l’équipe ou inadaptée au fonctionnement réel de l’officine, ne constitue pas une protection suffisante.

Réaliser un audit préventif de la pharmacie

Un audit préventif permet de porter un regard extérieur sur l’organisation de l’officine avant qu’un contrôle ne mette en évidence d’éventuelles difficultés.

Cette démarche peut notamment permettre de :

  • Vérifier l’existence et la cohérence des principales procédures internes.
  • Examiner les documents et éléments de traçabilité disponibles.
  • Identifier les éventuels écarts au regard des obligations applicables.
  • Hiérarchiser les points de vigilance selon leur nature et leur importance.
  • Définir les mesures correctives susceptibles d’être envisagées.
  • Organiser la conservation des justificatifs relatifs aux actions réalisées.

Il est préférable de ne pas attendre une inspection pour découvrir qu’une procédure est incomplète ou qu’un contrôle n’est pas correctement documenté. Une revue périodique permet d’intégrer progressivement les améliorations nécessaires dans le fonctionnement de la pharmacie.

Pourquoi se faire accompagner par un avocat ?

Un accompagnement juridique permet de compléter les démarches qualité mises en œuvre par l’officine en examinant les risques liés aux obligations réglementaires et professionnelles.

Dans le cadre d’une mission définie avec le cabinet, un avocat peut notamment intervenir pour :

  • Analyser les obligations juridiques applicables à l’activité de l’officine.
  • Examiner les procédures internes sous l’angle de leur conformité juridique.
  • Identifier les situations susceptibles de soulever un risque disciplinaire.
  • Vérifier la cohérence de la documentation disponible.
  • Formuler des recommandations et contribuer à la définition d’un plan d’actions correctives.
  • Accompagner le pharmacien dans la préparation de ses échanges avec les autorités, lorsque cela est nécessaire.

Il faut toutefois distinguer cet audit juridique d’une certification qualité ou d’un audit technique pharmaceutique. Son objet est d’identifier les risques juridiques et réglementaires, dans les limites du périmètre convenu avec le cabinet.

AVIXIO Avocats accompagne les pharmaciens dans la prévention des risques liés aux inspections de l’ARS

AVIXIO Avocats intervient en droit de la santé et accompagne les professionnels de santé confrontés à des problématiques réglementaires, professionnelles et disciplinaires.

Pour les pharmaciens titulaires, la prévention constitue un enjeu à part entière. L’analyse des procédures internes, de la documentation et des pratiques organisationnelles peut contribuer à identifier les difficultés susceptibles d’être relevées lors d’une inspection de l’ARS.

Un audit préventif à dimension juridique peut ainsi être envisagé afin d’examiner les principales procédures de l’officine, d’identifier les points de vigilance et de formuler des recommandations adaptées au périmètre de l’intervention.

Le cabinet intervient également dans le cadre des inspections des pharmacies et des problématiques de droit de la santé, ainsi que pour l’accompagnement des professionnels confrontés à une procédure disciplinaire ou à un contentieux devant les ordres professionnels.

À retenir : les points essentiels de la démarche qualité en pharmacie

  • La démarche qualité contribue à sécuriser les pratiques professionnelles et le fonctionnement quotidien de l’officine.
  • Le pharmacien titulaire doit veiller au respect des obligations réglementaires et professionnelles applicables à son activité.
  • Le référentiel DQO constitue un outil d’accompagnement et ne doit pas être confondu avec une obligation réglementaire générale.
  • Les procédures de rappel de lots et de suivi de la chaîne du froid constituent des points de vigilance importants.
  • La traçabilité permet de justifier les contrôles réalisés et les mesures prises en cas d’incident.
  • Certains manquements peuvent exposer le pharmacien à une procédure disciplinaire devant l’Ordre.
  • Un audit préventif peut contribuer à identifier les risques juridiques avant un éventuel contrôle de l’ARS.

FAQ : démarche qualité et inspection de l’ARS en pharmacie

La démarche qualité est-elle obligatoire dans une pharmacie ?

Il n’existe pas d’obligation générale d’adhérer au référentiel Démarche Qualité à l’Officine. En revanche, les pharmaciens doivent respecter les obligations réglementaires, déontologiques et professionnelles applicables à leur exercice. Une démarche qualité volontaire permet notamment de structurer et de documenter le respect de ces exigences.

Que vérifie l’ARS lors d’une inspection de pharmacie ?

L’ARS peut notamment contrôler la présence pharmaceutique, les conditions de dispensation, la conservation des médicaments thermosensibles, les opérations de retrait de lots, la gestion des stupéfiants et la tenue des registres obligatoires. Le périmètre des vérifications dépend de l’objet et des circonstances de l’inspection.

Que risque un pharmacien en cas d’absence de procédures écrites ?

L’absence de procédure écrite n’entraîne pas systématiquement une sanction. Toutefois, lorsqu’elle révèle un défaut de maîtrise d’une obligation professionnelle ou réglementaire, elle peut contribuer à caractériser un manquement. L’appréciation dépend notamment des faits, de leur gravité et des obligations applicables à l’opération concernée.

L’absence de relevés de température peut-elle entraîner une sanction disciplinaire ?

Oui, selon les circonstances. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a notamment recensé une décision du 28 avril 2023 dans laquelle l’absence de suivi des températures du réfrigérateur contenant des médicaments thermolabiles a été retenue comme un manquement professionnel du titulaire. La situation doit néanmoins être appréciée au regard des faits précis.

Une inspection défavorable de l’ARS entraîne-t-elle automatiquement une procédure disciplinaire ?

Non. Une inspection peut conduire à différentes suites selon les constatations réalisées et les pouvoirs exercés par l’autorité. Une procédure disciplinaire devant l’Ordre suppose une démarche distincte. Les manquements éventuellement retenus sont ensuite examinés par la juridiction disciplinaire compétente.

Peut-on faire auditer sa pharmacie avant une inspection de l’ARS ?

Oui. Un pharmacien titulaire peut envisager une revue préventive de son officine afin d’examiner ses procédures, ses documents et les risques juridiques liés à son organisation. Un avocat peut réaliser un audit à dimension juridique et réglementaire, distinct d’une certification qualité ou d’un contrôle technique pharmaceutique.

AVIXIO Avocats accompagne les pharmaciens titulaires, associés et responsables d’officine dans la prévention et la gestion des litiges liés à leur activité, aux inspections de l’ARS et aux procédures disciplinaires, sur Bordeaux, le Bassin d’Arcachon et dans toute la France grâce aux consultations en visioconférence et à la dématérialisation des procédures. Pour échanger sur une éventuelle revue juridique préventive de votre officine, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

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Aymeric ORLIAC

Avocat en droit de la santé

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